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6 JUIN 2026 CONFÉRENCE d’Eric ROUSSEL Les vies multiples de Jacques Benoist-Méchin (1901-1983)

6 JUIN 2026

14 heures 30

CENTRE CULTUREL DE VICHY

Avenue Maréchal FOCH

ERIC ROUSSEL

Membre de l’Institut

Académie des Sciences morales et poiltiques

LES VIES MULTIPLES DE JACQUES BENOIST-MECHIN

A la fin de sa vie, Jacques Benoist-Méchin affirmait qu’il avait été le seul homme au monde à avoir rencontré Marcel Proust, Adolf Hitler et le colonel Kadhafi. C’est dire le caractère multiple de ses vies successives. Après une jeunesse marquée par la fréquentation des cercles pacifistes et des milieux littéraires et journalistiques parisiens, il est happé par le champ magnétique du fascisme, selon la formule de P. Burrin, et cède à la fin des années trente aux sirènes d’une extrême-droite qui l’entraine vers une fascination pour les régimes autoritaires et l’Allemagne nazie. Il publie en 1939 un trompeur « Eclaircissements sur Mein Kampf ». En 1941, il entre dans le gouvernement de l’amiral Darlan ; il accompagne celui-ci au Berghof pour une rencontre avec Hitler et se fait le chantre d’une collaboration totale avec l’Allemagne nazie, qu’il voudrait pousser jusqu’à la co-belligérance. Il est condamné à mort par la Haute Cour de Justice à la Libération, puis sa peine est commuée par le président Auriol ; libéré en 1954, il parvient alors à reprendre non seulement une activité d’écrivain prolifique, mais également un rôle d’intermédiaire officieux entre la France et le monde arabe, dont les leaders le fascinent (Nasser, puis Kadhafi). Auteur reconnu dès les années trente (Histoire de l’armée allemande), il retrouve le succès littéraire avec, notamment, ses multiples biographies (Alexandre le Grand, Frédéric II, Mustapha Kemal …) et connait la gloire médiatique des plateaux de télévision.

L’homme demeure énigmatique : véritable nazi français ? Intellectuel et artiste égaré en politique ? Idéologue fasciné par les hommes forts et obsédé par l’ordre ? Croyance à la fois ambitieuse et naïve en sa capacité de peser par son talent sur les affaires du monde ? Sans doute un peu de tout cela, mais surtout de façon certaine, une propension à l’égarement et, comme d’autres hommes de sa génération, à se fourvoyer lourdement.

CONFERENCE d’ERIC ROUSSEL Les multiples vies de Jacques Benoist-Méchin (1901-1983)

SAMEDI 6 JUIN 2026

14 Heures 30

CENTRE CULTUREL DE VICHY

(Avenue Maréchal Foch)

CONFÉRENCE D’Éric ROUSSEL

Membre de l’Institut

Académie des Sciences morales et politiques

LES VIES MULTIPLES DE JACQUES BENOIST-MECHIN

A la fin de sa vie, Jacques Benoist-Méchin affirmait qu’il avait été le seul homme au monde à avoir rencontré Marcel Proust, Adolf Hitler et le colonel Kadhafi. C’est dire le caractère multiple de ses vies successives. Après une jeunesse marquée par la fréquentation des cercles pacifistes et des milieux littéraires et journalistiques parisiens, il est happé par le champ magnétique du fascisme, selon la formule de P. Burrin, et cède à la fin des années trente aux sirènes d’une extrême-droite qui l’entraine vers une fascination pour les régimes autoritaires et l’Allemagne nazie. Il publie en 1939 un trompeur « Eclaircissements sur Mein Kampf ». En 1941, il entre dans le gouvernement de l’amiral Darlan ; il accompagne celui-ci au Berghof pour une rencontre avec Hitler et se fait le chantre d’une collaboration totale avec l’Allemagne nazie, qu’il voudrait pousser jusqu’à la co-belligérance. Il est condamné à mort par la Haute Cour de Justice à la Libération, puis sa peine est commuée par le président Auriol ; libéré en 1954, il parvient alors à reprendre non seulement une activité d’écrivain prolifique, mais également un rôle d’intermédiaire officieux entre la France et le monde arabe, dont les leaders le fascinent (Nasser, puis Kadhafi). Auteur reconnu dès les années trente (Histoire de l’armée allemande), il retrouve le succès littéraire avec, notamment, ses multiples biographies (Alexandre le Grand, Frédéric II, Mustapha Kemal, …) et connait la gloire médiatique des plateaux de télévision.

L’homme demeure énigmatique : véritable nazi français ? Intellectuel et artiste égaré en politique ? Idéologue fasciné par les hommes forts et obsédé par l’ordre ? Croyance à la fois ambitieuse et naïve en sa capacité de peser par son talent sur les affaires du monde ? Sans doute un peu de tout cela, mais surtout de façon certaine, une propension à l’égarement et, comme d’autres hommes de sa génération, à se fourvoyer lourdement.

 

 

L’ECOLE DES CADRES DU MAYET DE MONTAGNE (1941-1943) par Raphaël ANGEVIN

Samedi 23 mai 2026, à 14 heures 30, salle de la Mutualité à Vichy, Raphael ANGEVIN, conservateur du Patrimoine, présentera une conférence à propos de L’Ecole des cadres du Mayet de Montagne (Allier) , qui a fonctionné dans cette bourgade de 1941 à 1943. Une institution dont l’histoire est révélatrice à la fois des intentions des autorités installées à Vichy, mais également des dissensions  qui existent en son sein.

Dès l’été 1940, le gouvernement de l’Etat français s’est préoccupé de la formation des cadres qui seraient chargés de la mise en œuvre et du contrôle de la Révolution Nationale, à tous les échelons du territoire. Il s’agit de rompre avec un encadrement venu de la République,  et de créer une nouvelle élite qui permettrait, selon lui, de régénérer le pays. Dès le 16 septembre 1940, la première école de ce type est créée à Gannat (Allier) au château de la Faulconnière. Elle se déplace à Uriage sous la direction de Dunoyer de Segonzac. Pendant presque trois ans, y sont organisés des cycles de formation, à la fois intellectuelle, morale et physique, dans une atmosphère mêlant inspiration religieuse, idéal chevaleresque et culte de la Patrie. D’autres écoles de cadres, liées ou non à Uriage, sont créées dans tout le pays, y compris en zone occupée.

Toutefois, dès 1941, le programme d’Uriage, teinté d’idéalisme catholique et de patriotisme, qui conduira ultérieurement certains  de ses membres vers la Résistance, se heurte à des oppositions au sein même du Secrétariat à la Jeunesse dont il dépend, mais surtout au sein du Secrétariat à l’information et à la propagande que dirige Paul Marion, favorable à des orientations plus autoritaires, voire plus totalitaires. C’est ce qui conduit en octobre 1941 à la création de l’Ecole Nationale des Cadres Civiques, organisme théoriquement associatif, mais de fait sous la coupe du Secrétariat à l’Information ; elle s’installe au Château de la Roche, au Mayet de Montagne, à 25 kilomètres de Vichy. Elle se pose d’emblée comme une concurrente d’Uriage et reçoit à deux reprises la visite de Pétain.

Y sont organisés plusieurs cycles de formation, pendant deux ans, mais sans que jamais elle ne parvienne à atteindre pleinement l’objectif que ses fondateurs ont affiché. Son activité s’étiole et cesse à la fin de 1943.

L’ÉCOLE DES CADRES DU MAYET-DE-MONTAGNE (1941-1943) Conférence de Raphaël ANGEVIN

Samedi 23 mai 2026, à 14 heures 30, salle de la Mutualité à Vichy, Raphaël ANGEVIN, conservateur du Patrimoine, présentera une conférence à propos de L’École des cadres du Mayet de Montagne (Allier) , qui a fonctionné dans cette bourgade de 1941 à 1943. Une institution dont l’histoire est révélatrice à la fois des intentions des autorités installées à Vichy, mais également des dissensions  qui existent en son sein.

Dès l’été 1940, le gouvernement de l’Etat français s’est préoccupé de la formation des cadres qui seraient chargés de la mise en œuvre et du contrôle de la Révolution Nationale, à tous les échelons du territoire. Il s’agit de rompre avec un encadrement venu de la République,  et de créer une nouvelle élite qui permettrait, selon lui, de régénérer le pays. Dès le 16 septembre 1940, la première école de ce type est créée à Gannat (Allier) au château de la Faulconnière. Elle se déplace à Uriage sous la direction de Dunoyer de Segonzac. Pendant presque trois ans, y sont organisés des cycles de formation, à la fois intellectuelle, morale et physique, dans une atmosphère mêlant inspiration religieuse, idéal chevaleresque et culte de la Patrie. D’autres écoles de cadres, liées ou non à Uriage, sont créées dans tout le pays, y compris en zone occupée.

Toutefois, dès 1941, le programme d’Uriage, teinté d’idéalisme catholique et de patriotisme, qui conduira ultérieurement certains  de ses membres vers la Résistance, se heurte à des oppositions au sein même du Secrétariat à la Jeunesse dont il dépend, mais surtout au sein du Secrétariat à l’information et à la propagande que dirige Paul Marion, favorable à des orientations plus autoritaires, voire plus totalitaires. C’est ce qui conduit en octobre 1941 à la création de l’Ecole Nationale des Cadres Civiques, organisme théoriquement associatif, mais de fait sous la coupe du Secrétariat à l’Information ; elle s’installe au Château de la Roche, au Mayet de Montagne, à 25 kilomètres de Vichy. Elle se pose d’emblée comme une concurrente d’Uriage et reçoit à deux reprises la visite de Pétain.

Y sont organisés plusieurs cycles de formation, pendant deux ans, mais sans que jamais elle ne parvienne à atteindre pleinement l’objectif que ses fondateurs ont affiché. Son activité s’étiole et cesse à la fin de 1943.

PROJECTION « L’ANNÉE DERNIÈRE A VICHY » (Paule Muxel et Bertrand de Solliers- 2007)

  SAMEDI 7 MARS 2026

Cinéma Grand Écran Vichy

9 heures

Durée 3 heures

Ce film, réalisé en 2007 par Paule Muxel et Bertrand de Solliers, rassemble des témoignages d’habitants de Vichy  y ayant vécu  durant les quatre années pendant lesquelles la ville devint capitale provisoire. Au delà des informations factuelles délivrées par ces témoins et du souvenir qu’ils en avaient conservé, il permet de mesurer comment s’organisait alors la mémoire locale de ces évènements et, par contraste, comment celle-ci a évolué depuis 2007.

Georges MANDEL, premier résistant

SAMEDI 7 FÉVRIER 2026

14 heures 30

Salon d’Honneur de la mairie de VICHY

Conférence d’Antoine MORDACQ

Georges MANDEL, premier résistant

De son arrestation en 1940 à sa mort en 1944, Georges Mandel, ancien ministre des Postes, des Colonies, puis de l’Intérieur, a été interné par Vichy, enlevé par les SS avant d’être déporté en Allemagne, puis ramené de force en France pour être livré à la Milice et assassiné en forêt de Fontainebleau le 7 juillet 1944.
La persécution dont il a été l’objet doit autant à son refus de l’armistice en juin 1940 qu’au fait d’être juif: il est devenu une cible prioritaire du régime de Pétain, puis  des nazis. Au cours de ces quatre années tragiques, l’ancien chef du cabinet civil de Clemenceau (1917-1919) fait preuve d’un courage héroïque qui justifie la phrase que prononça son compagnon de captivité à Buchenwald, Léon Blum: Georges Mandel, premier résistant.

 

Georges Mandel, premier résistant

SAMEDI 7 FÉVRIER 2026

14 heures 30

Salon d’Honneur de la mairie de VICHY

Conférence d’Antoine MORDACQ

Georges MANDEL, premier résistant

De son arrestation en 1940 à sa mort en 1944, Georges Mandel, ancien ministre des Postes, des Colonies, puis de l’Intérieur, a été interné par Vichy, enlevé par les SS avant d’être déporté en Allemagne, puis ramené de force en France pour être livré à la Milice et assassiné en forêt de Fontainebleau le 7 juillet 1944.
La persécution dont il a été l’objet doit autant à son refus de l’armistice en juin 1940 qu’au fait d’être juif: il est devenu une cible prioritaire du régime de Pétain, puis  des nazis. Au cours de ces quatre années tragiques, l’ancien chef du cabinet civil de Clemenceau (1917-1919) fait preuve d’un courage héroïque qui justifie la phrase que prononça son compagnon de captivité à Buchenwald, Léon Blum: Georges Mandel, premier résistant.

 

HAUTE SOLITUDE Film de Laurent VERAY

SAMEDI 24 JANVIER 2026

10 Heures

Cinéma GRAND ÉCRAN

VICHY

HAUTE SOLITUDE

Laurent VERAY

Victime du piège du Massilia, Jean Zay, ancien ministre de l’Education Nationale et des Beaux- Arts est arrêté le 16 août 1940, condamné à la déportation puis emprisonné  à Clermont-Ferrand, Marseille puis Riom. Le 20 juin 1944, sur décision du directeur de l’administration pénitentiaire qui affirme obéir à un ordre verbal de Darnand, Jean Zay est extrait de la prison de Riom par trois individus, membres de la Milice, sous prétexte d’un transfert. Il est assassiné au lieu-dit les Malavaux, à Molles (Allier).

Le film, réalisé par Laurent Veray, débute au moment de son incarcération, se fonde sur le livre écrit en prison par Jean Zay, Souvenirs et solitude, lui-même inspiré du poème de Léon-Paul Fargue, Haute solitude. Sa cellule devient alors l’espace-temps d’un retour sur soi. Portait d’un homme enfermé, miné mais jamais brisé, ce film revêt une forme visuelle introspective, via les écrits et photos intimes de prison.