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Category Archives: Conférence

20-21 NOVEMBRE 2026: Xe RENCONTRES DU CIERV; 1939-1945 DES OBJETS QUI RACONTENT

Xe RENCONTRES DU CIERV

VENDREDI 20 et SAMEDI 21 NOVEMBRE 2026

1939-1945. DES OBJETS QUI RACONTENT

Avec la participation de Cécile Vast, Éric Alary, Sébastien Albertelli, Xavier Aumage, Hervé Joly, Frantz Malassis, Nicolas RagonneaU

VENDREDI 20 NOVEMBRE 2026

Lycée Valery Larbaud Cusset

13 heures 30 : Accueil

14 heures : Ouverture des Rencontres

14 heures 15 – 15 heures 15

Éric ALARY (Professeur CPGE Tours)

 Les cartes de rationnement pour survivre

15 heures 30- 16 heures 30

Xavier AUMAGE (Musée de la Résistance de Champigny)

Bandes dessinées et objets ; comment la BD peut faire revivre certains objets historiques

SAMEDI 21 NOVEMBRE 2026

Salle de la Mutualité Vichy

9 heures- 10 heures

Frantz MALASSIS  (Fondation de la Résistance)

Les faux papiers

10 heures- 11 heures

Cécile VAST  (Musée de la Résistance de Besançon)

Les objets de la Résistance ; une approche matérielle de l’expérience de la clandestinité (1940-1944)

11 heures- 12 heures

Nicolas RAGONNEAU  (Éditeur et journaliste)

La photographie des années noires : un abécédaire.

14 heures 15- 15 heures 15

Sébastien ALBERTELLI (Historien, Docteur en Histoire)

La « petite reine » des années noires. Histoire de la bicyclette sous l’occupation.

15 heures 30- 16 heures 45 

Hervé JOLY (Professeur ENS Lyon)

 L’automobile, un privilège rare et disputé sous l’occupation.

 

RENCONTRE-DÉBAT AVEC Johann Chapoutot

RENCONTRE-DÉBAT AVEC Johann CHAPOUTOT

MARDI 13 OCTOBRE 2026

18 Heures

Salle de la Mutualité

35 Bld. le Mutualité VICHY

RENCONTRE-DÉBAT

animée par Jean Lebrun

autour de

LA BASCULE, ALLEMAGNE, 1933 (Gallimard, 2026)

INSCRIPTION IMPÉRATIVE à

contact@cierv-vichy.fr ou au 06 85 81 23 18

ENTRÉE: Gratuite pour les adhérents du  CIERV; 5 euros pour les non-adhérents

26 septembre 2026 Conférence d’Hélène Saint-ANDRE: 16 mars 1944. Objectif Michelin : le bombardement de l’usine de Cataroux de Clermont-Ferrand.

Samedi 26 septembre 2026,

14 heures 30 Salle des Fêtes de Vichy

Conférence d’Hélène SAINT-ANDRÉ

16 mars 1944. Objectif Michelin : le bombardement de l’usine de Cataroux de Clermont-Ferrand.

La guerre aérienne a concerné l’ensemble du territoire français, dont quasiment aucun espace, même les espaces ruraux, n’a été épargné. D’abord, en mai-juin 1940, lors de l’offensive allemande ; ensuite, à compter de 1943, avec les bombardements alliés. L’Auvergne n’y a pas échappé: à Montluçon le 19 juin 1940, à Saint-Germain des Fossés le 16 août 1943 ;  le 16 mars 1944 sur  l’usine Michelin de Cataroux, à Clermont-Ferrand. Cette attaque, qui fit 21 morts, de nombreux blessés et des centaines de sans-abri, demeure pourtant peu présente dans la mémoire collective. Hélène Saint-André, docteure en histoire contemporaine de l’Université d’Auvergne, autrice d’une thèse sur ces évènements, L’Auvergne sous les bombes : histoire et mémoires des civils dans la guerre aérienne (1939-2014) présentera une conférence rappelant les enjeux de cet épisode dramatique en le replaçant dans le contexte de l’évolution de la guerre aérienne, et en s’attachant à l’expérience des civils confrontés aux bombardements.

Hélène Saint-André a publié  » 1944, Michelin sous les bombes alliées » aux éditions Midi-Pyrénéennes en octobre 2015.

Le livre sera proposé à la vente à l’occasion de la conférence.

6 JUIN 2026 CONFÉRENCE d’Eric ROUSSEL Les vies multiples de Jacques Benoist-Méchin (1901-1983)

6 JUIN 2026

14 heures 30

CENTRE CULTUREL DE VICHY

Avenue Maréchal FOCH

ERIC ROUSSEL

Membre de l’Institut

Académie des Sciences morales et poiltiques

LES VIES MULTIPLES DE JACQUES BENOIST-MECHIN

A la fin de sa vie, Jacques Benoist-Méchin affirmait qu’il avait été le seul homme au monde à avoir rencontré Marcel Proust, Adolf Hitler et le colonel Kadhafi. C’est dire le caractère multiple de ses vies successives. Après une jeunesse marquée par la fréquentation des cercles pacifistes et des milieux littéraires et journalistiques parisiens, il est happé par le champ magnétique du fascisme, selon la formule de P. Burrin, et cède à la fin des années trente aux sirènes d’une extrême-droite qui l’entraine vers une fascination pour les régimes autoritaires et l’Allemagne nazie. Il publie en 1939 un trompeur « Eclaircissements sur Mein Kampf ». En 1941, il entre dans le gouvernement de l’amiral Darlan ; il accompagne celui-ci au Berghof pour une rencontre avec Hitler et se fait le chantre d’une collaboration totale avec l’Allemagne nazie, qu’il voudrait pousser jusqu’à la co-belligérance. Il est condamné à mort par la Haute Cour de Justice à la Libération, puis sa peine est commuée par le président Auriol ; libéré en 1954, il parvient alors à reprendre non seulement une activité d’écrivain prolifique, mais également un rôle d’intermédiaire officieux entre la France et le monde arabe, dont les leaders le fascinent (Nasser, puis Kadhafi). Auteur reconnu dès les années trente (Histoire de l’armée allemande), il retrouve le succès littéraire avec, notamment, ses multiples biographies (Alexandre le Grand, Frédéric II, Mustapha Kemal …) et connait la gloire médiatique des plateaux de télévision.

L’homme demeure énigmatique : véritable nazi français ? Intellectuel et artiste égaré en politique ? Idéologue fasciné par les hommes forts et obsédé par l’ordre ? Croyance à la fois ambitieuse et naïve en sa capacité de peser par son talent sur les affaires du monde ? Sans doute un peu de tout cela, mais surtout de façon certaine, une propension à l’égarement et, comme d’autres hommes de sa génération, à se fourvoyer lourdement.

L’ÉCOLE DES CADRES DU MAYET-DE-MONTAGNE (1941-1943) Conférence de Raphaël ANGEVIN

Samedi 23 mai 2026, à 14 heures 30, salle de la Mutualité à Vichy, Raphaël ANGEVIN, conservateur du Patrimoine, présentera une conférence à propos de L’École des cadres du Mayet de Montagne (Allier) , qui a fonctionné dans cette bourgade de 1941 à 1943. Une institution dont l’histoire est révélatrice à la fois des intentions des autorités installées à Vichy, mais également des dissensions  qui existent en son sein.

Dès l’été 1940, le gouvernement de l’Etat français s’est préoccupé de la formation des cadres qui seraient chargés de la mise en œuvre et du contrôle de la Révolution Nationale, à tous les échelons du territoire. Il s’agit de rompre avec un encadrement venu de la République,  et de créer une nouvelle élite qui permettrait, selon lui, de régénérer le pays. Dès le 16 septembre 1940, la première école de ce type est créée à Gannat (Allier) au château de la Faulconnière. Elle se déplace à Uriage sous la direction de Dunoyer de Segonzac. Pendant presque trois ans, y sont organisés des cycles de formation, à la fois intellectuelle, morale et physique, dans une atmosphère mêlant inspiration religieuse, idéal chevaleresque et culte de la Patrie. D’autres écoles de cadres, liées ou non à Uriage, sont créées dans tout le pays, y compris en zone occupée.

Toutefois, dès 1941, le programme d’Uriage, teinté d’idéalisme catholique et de patriotisme, qui conduira ultérieurement certains  de ses membres vers la Résistance, se heurte à des oppositions au sein même du Secrétariat à la Jeunesse dont il dépend, mais surtout au sein du Secrétariat à l’information et à la propagande que dirige Paul Marion, favorable à des orientations plus autoritaires, voire plus totalitaires. C’est ce qui conduit en octobre 1941 à la création de l’Ecole Nationale des Cadres Civiques, organisme théoriquement associatif, mais de fait sous la coupe du Secrétariat à l’Information ; elle s’installe au Château de la Roche, au Mayet de Montagne, à 25 kilomètres de Vichy. Elle se pose d’emblée comme une concurrente d’Uriage et reçoit à deux reprises la visite de Pétain.

Y sont organisés plusieurs cycles de formation, pendant deux ans, mais sans que jamais elle ne parvienne à atteindre pleinement l’objectif que ses fondateurs ont affiché. Son activité s’étiole et cesse à la fin de 1943.

Georges MANDEL, premier résistant

SAMEDI 7 FÉVRIER 2026

14 heures 30

Salon d’Honneur de la mairie de VICHY

Conférence d’Antoine MORDACQ

Georges MANDEL, premier résistant

De son arrestation en 1940 à sa mort en 1944, Georges Mandel, ancien ministre des Postes, des Colonies, puis de l’Intérieur, a été interné par Vichy, enlevé par les SS avant d’être déporté en Allemagne, puis ramené de force en France pour être livré à la Milice et assassiné en forêt de Fontainebleau le 7 juillet 1944.
La persécution dont il a été l’objet doit autant à son refus de l’armistice en juin 1940 qu’au fait d’être juif: il est devenu une cible prioritaire du régime de Pétain, puis  des nazis. Au cours de ces quatre années tragiques, l’ancien chef du cabinet civil de Clemenceau (1917-1919) fait preuve d’un courage héroïque qui justifie la phrase que prononça son compagnon de captivité à Buchenwald, Léon Blum: Georges Mandel, premier résistant.

 

Georges Mandel, premier résistant

SAMEDI 7 FÉVRIER 2026

14 heures 30

Salon d’Honneur de la mairie de VICHY

Conférence d’Antoine MORDACQ

Georges MANDEL, premier résistant

De son arrestation en 1940 à sa mort en 1944, Georges Mandel, ancien ministre des Postes, des Colonies, puis de l’Intérieur, a été interné par Vichy, enlevé par les SS avant d’être déporté en Allemagne, puis ramené de force en France pour être livré à la Milice et assassiné en forêt de Fontainebleau le 7 juillet 1944.
La persécution dont il a été l’objet doit autant à son refus de l’armistice en juin 1940 qu’au fait d’être juif: il est devenu une cible prioritaire du régime de Pétain, puis  des nazis. Au cours de ces quatre années tragiques, l’ancien chef du cabinet civil de Clemenceau (1917-1919) fait preuve d’un courage héroïque qui justifie la phrase que prononça son compagnon de captivité à Buchenwald, Léon Blum: Georges Mandel, premier résistant.

 

CONFÉRENCE DE Guillaume PIKETTY Pierre BROSSOLETTE. De l’engagement européen à la Résistance

Samedi 20 septembre 2025

14 heures 30

Maison des associations 

VICHY

De Pierre Brossolette, la mémoire collective, n’a longtemps retenu que les circonstances tragiques de son décès le 22 mars 1944, après qu’il se soit défenestré de la pièce où il était interrogé au quartier général du SD, avenue Foch, plutôt que de parler.

Le renouvellement de l’historiographie et, notamment les travaux de Guillaume Piketty, et la panthéonisation en 2015 ont permis de redonner à Pierre Brossolette toute sa place dans l’histoire de la Résistance française, place longtemps éclipsée par la mémoire de la haute figure de Jean Moulin.

Ainsi sont mieux connus aujourd’hui, ses engagements politiques avant 1939, au sein de la SFIO, en faveur d’un rapprochement européen, battus en brèche par la montée en puissance des totalitarismes. Mais surtout son héroïsme lors des combats de 1940, sa résistance précoce au sein du réseau du Musée de l’Homme et de la Confrérie Notre-Dame, son passage à Londres en 1942, son rôle essentiel au BCRA aux côtés de Passy, ses missions en France occupée, son action décisive dans la coordination des mouvements de zone Nord, son engagement en faveur d’une profonde rénovation politique et sociale dans une future France libérée.

La conférence de Guillaume Piketty permettra de montrer à celles et ceux qui l’auraient oublié, ce que fut cette haute figure de la Résistance, esprit libre et indépendant à l’égard de tous, dont la contribution au combat pour la liberté et la démocratie fut déterminante.