SAMEDI 28 MARS 2026
14 heures 30
Maison des associations
Place de la mairie
Vichy
SAMEDI 28 MARS 2026
14 heures 30
Maison des associations
Place de la mairie
Vichy
SAMEDI 7 FÉVRIER 2026
14 heures 30
Salon d’Honneur de la mairie de VICHY
Conférence d’Antoine MORDACQ
Georges MANDEL, premier résistant
De son arrestation en 1940 à sa mort en 1944, Georges Mandel, ancien ministre des Postes, des Colonies, puis de l’Intérieur, a été interné par Vichy, enlevé par les SS avant d’être déporté en Allemagne, puis ramené de force en France pour être livré à la Milice et assassiné en forêt de Fontainebleau le 7 juillet 1944.
La persécution dont il a été l’objet doit autant à son refus de l’armistice en juin 1940 qu’au fait d’être juif: il est devenu une cible prioritaire du régime de Pétain, puis des nazis. Au cours de ces quatre années tragiques, l’ancien chef du cabinet civil de Clemenceau (1917-1919) fait preuve d’un courage héroïque qui justifie la phrase que prononça son compagnon de captivité à Buchenwald, Léon Blum: Georges Mandel, premier résistant.
SAMEDI 24 JANVIER 2026
10 Heures
Cinéma Grand ECRAN
HAUTE SOLITUDE
(Laurent VERAY)
Victime du piège du Massilia, Jean Zay, ancien ministre de l’Education Nationale et des Beaux- Arts est arrêté le 16 août 1940, condamné à la déportation puis emprisonné à Clermont-Ferrand, Marseille puis Riom. Le 20 juin 1944, sur décision du directeur de l’administration pénitentiaire qui affirme obéir à un ordre verbal de Darnand, Jean Zay est extrait de la prison de Riom par trois individus, membres de la Milice, sous prétexte d’un transfert. Il est assassiné au lieu-dit les Malavaux, à Molles (Allier).
Le film, réalisé par Laurent Veray, débute au moment de son incarcération, se fonde sur le livre écrit en prison par Jean Zay, Souvenirs et solitude, lui-même inspiré du poème de Léon-Paul Fargue, Haute solitude. Sa cellule devient alors l’espace-temps d’un retour sur soi. Portait d’un homme enfermé, miné mais jamais brisé, ce film revêt une forme visuelle introspective, via les écrits et photos intimes de prison.
IXe RENCONTRES DU CIERV
PROGRAMME RENCONTRES CIERV 2025 (télécharger)
CONFÉRENCES ET TÉMOIGNAGES
LA GUERRE A HAUTEUR D’ENFANT, FRANCE, 1939-1945
VENDREDI 21 NOVEMBRE
Maison des associations de Vichy
Place de l’hôtel de ville
13 heures: 30 Accueil
14 heures: Ouverture des Rencontres
CONFÉRENCES
14 heures 10 – 15 heures
Bénédicte VERGEZ-CHAIGNON
Les enfants perdus de l’exode
15 heures 10 – 16 heures
Laura HOBSON-FAURE
Les enfants juifs en France pendant la Shoah
16 heures 10 – 17 heures
Camille MAHÉ
La sortie de guerre des enfants (France, années 1940)
SAMEDI 22 NOVEMBRE 2025
9 heures – 14 heures
Centre Culturel de Vichy
(Rue Maréchal Foch)
TÉMOIGNAGES
L’ordre dans lequel se succéderont ces témoignages pourra éventuellement être modifié
9 heures -10 heures
Michel DURANT
Une enfance entre Vichy et Saint-Germain des Fossés
10 heures – 11 heures
Jean-Pierre BURGART
Une enfance à Vichy avec une mère comédienne, Orane Demazis : des souvenirs à la fiction. Podcast réalisé par Emmanuel Vigier
11 heures- 12 heures
François FELDMAN
Il découvre son histoire d’enfant caché cinquante ans après les faits
CONFÉRENCES
14 heures 15
Anne PHILIBERT
Les enfants et leurs pères pendant la Seconde Guerre mondiale en France
15 heures 30
Michel PROMÉRAT
Aller à l’école en France entre 1939 et 1945
SAMEDI 18 octobre 2025
9 heures 30
Cinéma Étoile Palace Vichy
Entrée: 5 euros
KANAL (sous- titré Ils aimaient la vie), est le second film d’Andrezj Wajda, qui reçut en 1957 le prix spécial du jury au festival de Cannes. Il relate l’un des épisodes tragiques de l’histoire de la Pologne, l’écrasement de l’insurrection de Varsovie, à la fin de l’été 1944, que Jerzy Stefan Stawinski, le scénariste du film, a lui-même vécue. Des résistants polonais luttent contre les forces d’occupation allemande, plus de 200 000 hommes qui écrasent la ville sous un déluge de feu. Acculé, un groupe de résistants et de résistantes, n’a d’autre issue que de tenter de s’échapper par les égouts de la ville. A l’inverse des films de propagande exaltant l’héroïsme des combattants, Wajda produit une métaphore de la dimension tragique de l’humanité, qui ne rencontra guère l’approbation du pouvoir polonais de l’époque, d’autant qu’il suggère l’attentisme des troupes soviétiques qui campaient en 1944 aux portes de Varsovie et n’intervinrent pas pour sauver la résistance polonaise.
SAMEDI 20 SEPTEMBRE 2025
14 heures 30
Maison des Associations VICHY
CONFERENCE DE GUILLAUME PIKETTY
Professeur Sciences Po Paris
PIERRE BROSSOLETTE
De l’engagement européen à la Résistance
De Pierre Brossolette, la mémoire collective, n’a longtemps retenu que les circonstances tragiques de son décès le 22 mars 1944, après qu’il se soit défenestré de la pièce où il était interrogé au quartier général du SD, avenue Foch, plutôt que de parler.
Le renouvellement de l’historiographie et, notamment les travaux de Guillaume Piketty, et la panthéonisation en 2015 ont permis de redonner à Pierre Brossolette toute sa place dans l’histoire de la Résistance française, place longtemps éclipsée par la mémoire de la haute figure de Jean Moulin.
Ainsi sont mieux connus aujourd’hui, ses engagements politiques avant 1939, au sein de la SFIO, en faveur d’un rapprochement européen, battus en brèche par la montée en puissance des totalitarismes. Mais surtout son héroïsme lors des combats de 1940, sa résistance précoce au sein du réseau du Musée de l’Homme et de la Confrérie Notre-Dame, son passage à Londres en 1942, son rôle essentiel au BCRA aux côtés du colonel Passy, ses missions en France occupée, son action décisive dans la coordination des mouvements de zone Nord, son engagement en faveur d’une profonde rénovation politique et sociale dans une future France libérée.
La conférence de Guillaume Piketty permettra de montrer à celles et ceux qui l’auraient oublié ce que fut cette haute figure de la Résistance, esprit libre et indépendant à l’égard de tous, dont la contribution au combat pour la liberté et la démocratie fut déterminante.
SAMEDI 28 JUIN 2025
9 heures
CINÉMA GRAND ÉCRAN
VICHY
PROJECTION du FILM
PÉTAIN
(1995)
de Jean MARBOEUF
En présence du réalisateur
Jean Marboeuf réalise le film Pétain en 1993, à la demande de son producteur, Jacques Kirsner. Il prend appui sur le biographie de Pétain que Marc Ferro a publiée en 1987 aux éditions Fayard. Ferro est le conseiller historique du film et participe à l’élaboration du scénario avec Alain Riou et Jean-Pierre Marchand.
En grande partie tourné à Vichy, le film est fondé sur le face à face, résumé par le duo d’acteurs Jacques Dufilho/ Jean Yanne, entre Pétain et Laval, de 1940 jusqu’à Sigmaringen, avec en trame de fond la vie quotidienne dans la capitale de « l’État Français », entre distractions mondaines et drames individuels.
Le film, qui reçut un accueil contrasté, sort vingt ans après la publication des travaux de Robert Paxton et la sortie de Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls, ou de Monsieur Klein de Joseph Losey ; il est quasi contemporain de Section spéciale de Costa -Gavras. Il peut donc prendre en compte une évolution mémorielle qui lui permet de faire apparaitre la pleine responsabilité des autorités françaises de Vichy dans la politique antisémite.
SAMEDI 17 MAI 2025
14 heures 45
Salle de la Mutualité (35 Boulevard de la Mutualité)
Vichy
Marc Bergère est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Rennes 2 et est l’un des meilleurs spécialistes des questions liées à l’épuration en France entre 1944 et l’après- guerre. Il a d’abord étudié le sujet dans un cadre départemental, pour une thèse pionnière, Une société en épuration. Epuration vécue et perçue en Maine-et-Loire de la Libération aux débuts des années 1950 (PUR Rennes 2004). Il a prolongé cette réflexion par des ouvrages de synthèse, notamment un Que sais-je, L’épuration en France, maintes fois réédité (dernière édition, 2023). Il s’est en suite intéressé au destin des collaborateurs après-guerre, par une étude sur la filière canadienne, Vichy au Canada, l’exil québécois de collaborateurs français (Presses de l’Université de Montréal 2015) , puis en 2024 par un essai aux PUF, Lignes de fuite ; l’exil des collaborateurs français après 1945, dans lequel il envisage les diverses destinations de l’exil vers l’Italie, l’Espagne, l’Amérique latine ou l’Irlande, les formes de regroupement de ces collaborateurs, leur activisme pour se justifier. Il évoque également les exils intérieurs : caches plus ou moins discrètes, stratégies de réhabilitation. Il montre combien leur activisme politique passe souvent par l’écriture, la littérature, les publications de toutes sortes dès lors que la voie politique classique leur est désormais très largement fermée.
SAMEDI 12 AVRIL 2025
9 heures
Cinéma Grand Écran VICHY
PROJECTION DU FILM DE COSTA-GAVRAS « Section Spéciale » (1975)
Présentation et débat animés par Angelo Cosimano et Michel Promérat
En août 1941, dans le contexte de la multiplication d’attentats contre l’occupant, le gouvernement du Maréchal Pétain propose la création d’une nouvelle juridiction destinée à lutter contre les actions communistes. A l’initiative du ministère de l’Intérieur (Pucheu), il crée auprès de toutes les cours d’appel des sections spéciales chargées de réprimer l’activité communiste par des jugements rapides et exécutoires immédiatement. Des personnes déjà condamnées sont rejugées devant la section spéciale de Paris au mépris du principe non bis in idem. Enfin la loi créant les sections spéciales est déclarée rétroactive, au mépris de toutes les règles de droit.
Lors de sa première session, la section spéciale de Paris prononce trois condamnations à mort. Le film de Costa-Gravras s’intéresse à ce moment précis de la section spéciale, donnant l’image d’une juridiction particulièrement répressive, ce qui contribue à déformer la réalité de son activité. Après les trois condamnations à mort d’août 1944, aucune autre peine de mort ne sera prononcée et l’on observe, pour la section spéciale de Paris et pour les autres, une atténuation de l’échelle des peines, en lien probablement avec une prudence grandissants des magistrats.